Vivre au jour le jour.

Vivre au jour le jour.
Le plus grand récent événement - à savoir que « dieu est mort », que la croyance au Dieu chrétien est tombée en discrédit - commence dès maintenant à étendre son ombre sur l'Europe. Aux quelques rares, tout au moins, doués d'une suspicion assez pénétrante, d'un regard assez subtil pour ce spectacle, il semble en effet que quelque soleil vienne de décliner, que quelque vieille, profonde confiance se soit retournée en doute : à ceux-là notre vieux monde doit paraître de jour en jour plus crépusculaire, plus méfiant, plus étranger, « plus vieux ». Mais sous le rapport essentiel on peut dire : l'événement en soi est beaucoup trop considérable, trop lointain, trop au-delà de la faculté conceptuelle du grand nombre pour que l'on puisse prétendre que la nouvelle en soit déjà parvenue, bien moins encore, que d'aucuns se rendent compte de ce qui s'est réellement passé, comme de tout ce qui doit désormais s'effondrer, une fois ruinée cette croyance, pour avoir été fondée sur elle, et pour ainsi dire enchevêtrée en elle : par exemple notre morale européenne dans sa totalité.
Cette longue et féconde succession de ruptures, de destructions, de déclins, de bouleversements, qu'il faut prévoir désormais : qui donc aujourd'hui la devinerait avec assez de certitude pour figurer comme le maître, l'annonciateur de cette formidable logique de terreurs, le prophète d'un obscurcissement, d'une éclipse de soleil comme jamais il ne s'en produisit en ce monde (...) ? D'où vient que même nous autres, nous envisagions la montée de cet obscurcissement sans en être vraiment affectés, et surtout sans souci ni crainte pour nous-mêmes ? Subirions-nous trop fortement peut-être l'effet des conséquences immédiates de l'événement - conséquences immédiates qui pour nous autres ne sont, contrairement à ce que l'on pourrait peut-être en attendre, nullement affligeantes ni assombrissantes, mais bien plutôt comme une lumière, une félicité, un soulagement, un égaiement, un réconfort, une aurore d'une nouvelle sorte qui ne se décrit que difficilement...
En effet, nous autres philosophes, nous autres « esprits libres », à la nouvelle que le « vieux dieu est mort », nous nous sentons comme touchés par les rayons d'une nouvelle aurore : notre coeur, à cette nouvelle, déborde de reconnaissance, d'étonnement, de pressentiment, d'attente - voici l'horizon à nouveau dégagé, encore qu'il ne soit point clair, voici nos vaisseaux libres de reprendre leur course, de reprendre leur course à tout risque.




J'ai besoin de changer d'aire.

Laure.

# Posté le dimanche 17 mai 2009 04:35

Modifié le dimanche 29 novembre 2009 07:27

Si la vie n'est qu'une scène, alors autant y jouer un beau rôle, autant en rire.

Cette nouvelle hypothèse, soulève des questions plus larges: Est-ce que cette difficulté à reconnaître les formes est généralisée à d'autres sens? Est-ce que le filtrage réduit empêche la formation de catégories perceptuelles? Ou est-ce que la formation de catégorie déficiente amène la difficulté à filtrer les informations perceptuelles?
La dyslexie est la difficulté de lecture la plus répandue et peut-être la moins bien comprise. Elle affecte des millions d'Américains et a une historique d'explications incertaines.
Une ancienne conception de la dyslexie, maintenant discréditée mais toujours persistente, est que les dyslexiques mélangent les lettres.
Dans les années 1980, une hypothèse voulant que les dyslexiques aient une difficulté à traiter rapidement les signaux visuels et auditifs a gagné la faveur de certains scientifiques.
La recherche jette un doute sur cette dernière hypothèse. On demandait à des enfants dyslexiques et non-dyslexiques d'identifier des formes présentées avec et sans "bruits visuels" (des éléments visuels pouvant rendre plus difficile la perception de la forme).
Les enfants dyslexiques performaient de la même façon que les non-dyslexiques quand il n'y avait pas de bruit. Avec du bruit, les enfants dyslexiques avaient besoin d'un plus grand contraste de brillance (entre les informations pertinentes et non pertinentes) pour réussir aussi bien. Ceci était vrai que les formes soient présentées de façon à requérir une analyse rapide ou non.
Ces résultats sont consistants avec l'hypothèse que les enfants dyslexiques aient une difficulté à établir leur filtre de manière optimale afin d'ignorer l'information non pertinente plutôt qu'une difficulté à traiter rapidement l'information.
Des programmes d'intervention qui aideraient les enfnats à former des catégories perceptuelles plus précises pour les sons et les lettres pourraient aider les enfants selon les auteurs. Ils remettent en question la panoplie d'outils d'intervention utilisés qui est issue de l'hypothèse d'un problème de rapidité dans le traitement de l'information visuelle.
Les auteurs précisent également que cette recherche ne supporte aucunement l'idée que les enfants auraient besoin de lunettes ou d'entraînement spécial qui concernent la vision. Il ne s'agit pas, selon eux, d'un problème spécifiquement visuel. De prochaines recherches viseront à vérifier ce dernier point.
Dans le même sens, une recherche antérieure a montré que les mauvais lecteurs ont aussi une difficulté à classer des formes géométriques.
Le National Institutes of Health définit la dyslexie comme une difficulté d'apprentissage spécifique qui a une origine neurologique et qui est caractérisée par des difficultés avec la reconnaissance précise ou aisée des mots et par des habiletés déficientes pour épeler et décoder l'écriture.


Dans une récente recherche Daniel Ansari et Ian Holloway ont montré que les enfants qui sont meilleurs pour associer les symboles numériques et les quantités sont aussi ceux qui ont les meilleurs résultats en mathématiques.
Les professeurs et les enseignants sont souvent non conscients que la dyscalculie développementale est aussi fréquente que la dyslexie développementale, dit Ansari.
Les recherches montrent que plusieurs enfants présentent les deux troubles. Ansari et ses collègues ont utilisé une technologie d'imagerie cérébrale pour explorer quelles différences existent entre ceux qui n'ont que des problèmes de mathématiques et ceux qui ont des problèmes de mathématiques et de lecture.
Ils ont constaté chez les enfants souffrant de dyscalculie des patterns d'activation atypiques dans le cortex pariétal. Des recherches précédentes avaient également montré des anomalies de cette région liées à ce trouble.
Il s'agit d'un pas vers une meilleure compréhension des processus cognitifs sous-tendant la dyscalculie, compréhension qui devrait aider à concevoir des outils pour améliorer la vie des enfants et des adultes qui en souffrent.
Ces travaux sont présentés dans le Journal of Experimental Child Psychology.


Laure.
Si la vie n'est qu'une scène, alors autant y jouer un beau rôle, autant en rire.

# Posté le mercredi 27 mai 2009 14:27

Modifié le dimanche 29 novembre 2009 07:04

Nouvelle Saison !

Nouvelle Saison !
Je retrouve peu a peu le sourire,mais je n'arrive pas a y croire.



Laure.

# Posté le vendredi 05 juin 2009 15:46

Modifié le dimanche 29 novembre 2009 07:27

Aimer a en crever.

Aimer a en crever.
Comme cette obsétion qui ne se décolle pas,
J'ai comme un besoin de l'avoir prés de moi.




Laure.

# Posté le mercredi 20 mai 2009 04:17

Modifié le dimanche 29 novembre 2009 07:27

Il faut vivre avec son temps.

La conscience est sensiblement continue : par « continu» j'entends simplement ce qui ne présente ni brisure, ni fissure. ni division. les seules «solutions de continuité» qui puissent avoir un sens dans la vie d'un esprit individuel sont : ou des solutions de continuité dans le courant même de la conscience, c'est-à-dire des interruptions des temps vides où la conscience serait momentanément abolie -, ou des solutions de continuité dans son contenu, c'est-à-dire des cassures si nettes et si brusques que les cIeux états disjoints seraient absolument sans rapports.
D'où affirmer la continuité de la conscience revient a affirmer deux choses:
1° que la conscience qui suit un « temps vide » se sent solidaire de la conscience qui le précède, en qui elle reconnaît une autre partie de son moi ;
2° que les changements qualitatifs qui se produisent d'un moment a l'autre dans le contenu de la conscience ne sont jamais absolument brusques, et ne constituent jamais des cassures abso­lues.
La conscience ne s'apparaît pas à elle‑même comme hachée en menus morceaux. Les mots de «à chaîne » et de «suite» expriment encore fort mal sa réalité perçue à même ; on n'y saurait marquer de jointure elle coule. Si l'on veut l'exprimer en métaphores naturelles, il faut parler de « rivière » et de « courant » [...]

La grande difficulté est maintenant de se rendre compte par l'introspection de la vraie nature des états transitifs. Ils ne sont, disons‑nous, que des vols vers une conclusion, et cela même les rend insaisissables les arrêter en plein élan, c'est les anéantir; attendre qu'ils aient atteint la conclusion, c'est attendre que cette conclusion les éclipse, dévore en son éclat leur pâle lueur, et les écrase de sa masse solide. Essayez de tenir cette gageure : faire une « coupe transversale » d'une pensée qui évolue et en examiner la section ; cela vous fera comprendre et sentir la difficulté d'observer des courants transitifs. La pensée met une telle fougue en son élan, que presque toujours elle est déjà arrivée à sa conclusion quand l'on songe encore à l'arrêter en chemin. Et si l'on est assez vif pour l'arrêter, elle cesse immédiatement d'être elle‑même on veut saisir un cristal de neige, et l'on n'a sur la main qu'une goutte d'eau ; on veut saisir la conscience d'un rapport allant vers son terme, et l'on ne tient qu'un état substantif, généra­lement le dernier mot prononcé, d'où se sont évaporés la vie, le mouvement, le sens précis qu'il avait dans la phrase. Tenter une analyse introspective dans ces conditions reviendrait à saisir un rouet pour en surprendre le mouvement, ou à allumer le gaz assez vite pour voir l'obscurité.
Voici bien l'un des caractères les plus surprenants de la vie mentale nous ne percevons que la minime partie des impres­sions dont nous assiège constamment toute notre périphérie sensorielle. Jamais leur somme ne pénètre intégralement dans notre expérience, j'entends dans notre expérience consciente, qui se creuse un lit à travers cette multitude comme ferait un petit ruisseau à travers une large prairie émaillée de fleurs. Cependant les impressions physiques qui ne comptent pas nous sont aussi présentes que celles qui comptent; elles affectent nos sens avec une égale énergie.
Pourquoi ne percent‑elles pas jusqu'à la conscience; C'est là le mystère, que l'on nomme mais que l'on n'explique pas en invoquant 1'« étroitesse de la conscience > (die Enge des Bewusstseins) comme son fondement.
Il faut vivre avec son temps.

# Posté le samedi 23 mai 2009 14:53

Modifié le dimanche 29 novembre 2009 07:29